Originaire du beaujolais (Charnay), Maxime Barrot est
profondément ancré dans ce vignoble qu’il connaît intimement, tant pour ses
paysages que pour ses équilibres agricoles exigeants. Il s’inscrit dans une
génération de vignerons pour qui le lien au territoire n’est pas un héritage
figé mais une matière vivante, à comprendre et à accompagner. Son parcours est
marqué par une volonté affirmée de produire des vins sincères, lisibles et
respectueux de leur origine, sans artifice ni recherche de style imposé.
Sa formation s’est construite autour d’un apprentissage
pratique du métier de vigneron, complété par une solide base technique en
viticulture et en vinification. Il a affiné sa vision au contact de différents
domaines, où il a développé une sensibilité particulière pour les vinifications
peu interventionnistes, l’observation du raisin et l’adaptation constante aux
conditions du millésime. Cette approche empirique, nourrie par l’expérience de
terrain, structure aujourd’hui l’identité du Domaine Jean Max.
Lors de son passage au Chili, il a fait une rencontre
déterminante avec Roberto Henriquez, qui l’a orienté vers une approche fondée
sur la production de petits volumes élaborés avec un soin extrême. Il a ensuite
travaillé pendant un an et demi au Domaine de la Soufrandière, aux côtés des
Bret Brothers, où il s’est formé à la transformation du raisin en vin dans une
dimension technique exigeante, axée sur la précision et la maîtrise. Cette
expérience lui a permis d’affiner un travail subtil, pensé dans un esprit
résolument gastronomique.
Il bénéficie aujourd’hui de l’accompagnement et des conseils
de vignerons reconnus pour leur générosité et leur exigence. Il tient notamment
à exprimer sa reconnaissance aux familles Thillardon, Saint Cyr, Texier,
Métras, ainsi qu’à la famille Bret, dont le soutien a joué un rôle essentiel
dans son parcours. C’est au contact de ces figures inspirantes qu’il a trouvé
la confiance nécessaire pour s’inscrire pleinement dans ce métier d’art.
Une anecdote revient souvent à son sujet : lors de ses
premières vinifications en autonomie, Maxime Barrot aurait volontairement
accepté de « laisser faire » une cuve plus longtemps que prévu, par simple
intuition, malgré les doutes extérieurs. Le vin qui en est né, loin d’être
démonstratif, s’est révélé d’une grande justesse et a confirmé chez lui cette
conviction durable que l’écoute du vin et du vivant vaut parfois mieux que
l’application stricte des recettes. Une philosophie discrète, mais profondément
cohérente avec les vins qu’il signe aujourd’hui.
Cépages :
Chardonnay, gamay