Les raisins proviennent de parcelles situées sur les coteaux escarpés de Chignin en Combe de Savoie, au pied du massif des Bauges, entre environ 300 et 450 mètres d’altitude avec des expositions majoritairement sud et sud-est. Les vignes sont plantées sur des sols composés d’éboulis calcaires et de marnes issues des formations jurassiques qui offrent un drainage naturel et favorisent une forte expression minérale. La densité de plantation se situe généralement entre 6 000 et 7 000 pieds par hectare. Le travail de la vigne est conduit selon des principes biologiques et biodynamiques avec une attention particulière portée à la vitalité des sols et à l’équilibre naturel de la plante. Les rendements sont volontairement limités et se situent généralement autour de 30 à 40 hectolitres par hectare afin de privilégier la concentration aromatique. Les vendanges sont réalisées manuellement avec tri rigoureux des raisins. La vinification débute par un pressurage doux des grappes entières suivi d’une fermentation réalisée grâce aux levures indigènes. L’élevage se poursuit en cuves de fibre de verre, très peu d'interventions, puis élevage d'environ 6 mois en cuves ovoïdes couchées afin de favoriser un vortex continu.
Les vins du domaine
1990–1999 : expansion jusqu’à environ 6–8 ha, dont 5 ha en
fermage + parcelles appartenant à sa famille. Les débuts sont modestes :
viticulture conventionnelle, travail à la main et sens du sol. Gilles jongle
entre ses métiers de paysagiste, maçon et jardinier.
Fin des années 90 : insatisfait des pesticides et de la
mécanisation, il amorce une conversion en agriculture biologique, certifiée en
2002.
1999–2006 : Rencontre avec la biodynamie (stages, échanges),
abandon progressif du bois, adoption de cuves en fibres de verre, puis d’œufs
horizontaux.
En 2004, l'intégralité du domaine (env. 6 ha) est gérée en
bio, avec arrêt des fûts neufs et passage aux cuves fibre/œufs pour révéler le terroir
de Chignin.
En 2014, Gilles et Christine optent pour le nom “Domaine
Partagé”, en hommage à l’esprit de collectif : leurs vendangeurs, interventions
de voisins, conseillers et amis sont associés au projet
Ce nom, repris officiellement en 2016, incarne la
philosophie du domaine : partager savoir-faire, idées, vendanges et succès.
Depuis 2020 : démarche Demeter entamée, engagement envers
les jeunes vignerons (vente d’une partie de la vendange) et réduction de la
taille (environ 4–6 ha cultivés main/hors tracteur, parfois avec des chevaux).