La cuvée Argile Blanc est issue de vignes situées sur des coteaux savoyards aux pentes marquées, entre environ 300 et 500 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur des sols majoritairement argileux, mêlés de calcaire et d’éboulis, plus profonds et plus frais que ceux des cuvées issues de schistes, ce qui confère au vin davantage de rondeur et de chair. L’encépagement est dominé par la jacquère, complétée par l’altesse, deux cépages emblématiques de la région. La viticulture est conduite en biodynamie, avec un travail des sols soigné et des interventions manuelles adaptées aux contraintes du relief. Les rendements sont maîtrisés, autour de 35 à 40 hl/ha. Les vendanges sont réalisées manuellement, les fermentations se déroulent avec les levures indigènes et l’élevage est effectué principalement en cuves, sur lies fines, pendant plusieurs mois, afin de préserver la fraîcheur du fruit tout en apportant du volume et de la complexité.
Les vins du domaine
En avril 1997, Michel Grisard, vigneron du Domaine du
Prieuré Saint-Christophe, a l'idée folle de faire revivre un vignoble disparu.
Avant la guerre, la commune de Cevins possédait un petit
vignoble familial, qui fut peu à peu abandonné pour faire place au travail et
aux forêts de châtaigniers.
Avec enthousiasme et conviction (et je vous assure que
l'homme n’en manque pas), Michel parvient à retrouver les traces de l'ancien
propriétaire, à mobiliser la volonté et à lever des fonds pour démarrer le
projet. La mobilisation est là et cette aventure humaine pour la mise en valeur
du terroir prouvera l'amour de ce vignoble. Le plus dur était :
Arracher, défricher, reconstruire des murs, ouvrir des voies
d'accès, planter des vignes. Une entreprise épique, une aventure que seule la
passion permet.
Les premières vignes ont été plantées en mai 1998, 1,40
hectares ont été plantés en 1999, 2,90 hectares en 2000 et la première récolte
a été atteinte en 2002.
L'avenir s'annonce bien. Les premières dégustations ont été
positives et la cave est sur la bonne voie.
50 ares ont été plantés deux fois en 2003 et 2004. Mais
Michel manque d'un ingrédient clé : le facteur humain.
En effet, Michel Grisard souhaite aider un jeune homme à s’installer
et lui transmette l'expérience acquise au fil des années.
Mais l'ampleur de la tâche à accomplir et la difficulté de
travailler à la vigne rebutent de nombreux candidats.
Engagé dans la biodynamie depuis les années 1990, Michel est
très conscient des méfaits de la viticulture chimique, et le travail à la vigne
est souvent manuel et pentu.
En 2005, Michel a trouvé le partenaire idéal en la personne
de Brice Omont, un jeune ingénieur agronome fraîchement diplômé qui partage
désormais le sort des Ardoisières.