Les raisins proviennent des parcelles situées sur le lieu-dit Pont de Brion, dans le Trièves, zone viticole émergente entre le Vercors et les Écrins. Le vignoble du domaine couvre environ 5 hectares plantés à partir de 2015, sur des coteaux escarpés exposés au soleil et situés à 585 mètres d’altitude. Les sols sont majoritairement composés de schistes et de formations issues d’anciens dépôts alpins, offrant des conditions drainantes favorables à une maturation lente du raisin. La culture de la vigne est menée en agriculture biologique avec vendanges manuelles et rendements faibles. Les fermentations sont réalisées avec des levures indigènes et la vinification se fait sans intrants œnologiques importants afin de préserver l’expression du terroir. Les élevages se déroulent généralement en cuves ou en fûts déjà utilisés pour ne pas marquer le vin par le bois. Les vins sont souvent mis en bouteille sans collage ni filtration et avec de faibles doses de soufre de 25 mg/l.
Les vins du domaine
Le domaine Jérémy Bricka est situé à Mens, dans le Trièves
en Isère, au cœur des Alpes. Après des études d’ingénieur agronome et un
diplôme d’œnologie, Jérémy Bricka travaille pendant près de huit ans dans les
vignobles de la vallée du Rhône, notamment sur les coteaux de Saint-Joseph et
d’Hermitage au sein d’un grand domaine viticole. Passionné par la montagne, il
s’installe en 2011 dans le Trièves et participe à la création de la distillerie
des Hautes Glaces. Lorsque la commune de Roissard souhaite relancer la
viticulture locale sur des coteaux abandonnés depuis plusieurs décennies, il
décide de revenir à sa vocation première : la vigne. À partir de 2015, il
replante progressivement environ cinq hectares de vignes sur les coteaux de
Brion, redonnant vie à un vignoble disparu depuis près de soixante-dix ans. Les
parcelles, situées entre environ 500 et 700 mètres d’altitude, bénéficient d’un
climat alpin frais et de pentes bien exposées qui favorisent l’expression de
cépages historiques du Dauphiné.
Le domaine est conduit en agriculture biologique sur environ cinq hectares de
vignes implantées sur des coteaux escarpés. Les pratiques culturales visent à
préserver la biodiversité et la vitalité des sols d’un site longtemps resté
vierge de traitements. Les vignes sont conduites avec une taille douce
respectueuse des flux de sève et un travail du sol raisonné. Des engrais verts
sont semés pour maintenir la fertilité des sols jeunes, tandis que certaines
parcelles sont enherbées naturellement. Afin de limiter le tassement des sols,
la mécanisation reste très légère et s’effectue notamment à l’aide de
chenillards. De nombreuses opérations sont réalisées manuellement, comme
l’écimage, le prétaillage ou certaines interventions à la pioche. Les vendanges
sont réalisées à la main en petites caisses afin de préserver l’intégrité du
raisin. En cave, les vinifications se veulent les plus naturelles possibles,
avec peu ou pas d’intrants et un usage minimal de sulfites. Les fermentations
se déroulent dans des cuves neutres et les élevages sont réalisés en cuves inox
ou en vieux fûts bourguignons afin de ne pas marquer les vins. Les mises en
bouteille se font généralement sans filtration.