Les raisins utilisés pour cette cuvée proviennent de vignobles situés dans différentes zones du sud-est de la France, notamment en Savoie pour la jacquère, dans le Diois pour le muscat à petits grains et dans le sud de la vallée du Rhône pour la clairette. Les parcelles sont cultivées en agriculture biologique par des vignerons partenaires situés à moins de 100 kilomètres du domaine. Les raisins sont récoltés manuellement puis transportés vers le chai de Jérémy Bricka dans le Trièves, où ils sont vinifiés. Les fermentations sont réalisées avec les levures indigènes naturellement présentes sur les raisins. La vinification est volontairement peu interventionniste afin de préserver l’expression des cépages et l’énergie du vin. L’élevage se déroule principalement en cuves ou en contenants neutres afin de conserver la pureté aromatique. Le vin est généralement mis en bouteille sans collage ni filtration et avec des doses très faibles de soufre.
Les vins du domaine
Le domaine Jérémy Bricka est situé à Mens, dans le Trièves
en Isère, au cœur des Alpes. Après des études d’ingénieur agronome et un
diplôme d’œnologie, Jérémy Bricka travaille pendant près de huit ans dans les
vignobles de la vallée du Rhône, notamment sur les coteaux de Saint-Joseph et
d’Hermitage au sein d’un grand domaine viticole. Passionné par la montagne, il
s’installe en 2011 dans le Trièves et participe à la création de la distillerie
des Hautes Glaces. Lorsque la commune de Roissard souhaite relancer la
viticulture locale sur des coteaux abandonnés depuis plusieurs décennies, il
décide de revenir à sa vocation première : la vigne. À partir de 2015, il
replante progressivement environ cinq hectares de vignes sur les coteaux de
Brion, redonnant vie à un vignoble disparu depuis près de soixante-dix ans. Les
parcelles, situées entre environ 500 et 700 mètres d’altitude, bénéficient d’un
climat alpin frais et de pentes bien exposées qui favorisent l’expression de
cépages historiques du Dauphiné.
Le domaine est conduit en agriculture biologique sur environ cinq hectares de
vignes implantées sur des coteaux escarpés. Les pratiques culturales visent à
préserver la biodiversité et la vitalité des sols d’un site longtemps resté
vierge de traitements. Les vignes sont conduites avec une taille douce
respectueuse des flux de sève et un travail du sol raisonné. Des engrais verts
sont semés pour maintenir la fertilité des sols jeunes, tandis que certaines
parcelles sont enherbées naturellement. Afin de limiter le tassement des sols,
la mécanisation reste très légère et s’effectue notamment à l’aide de
chenillards. De nombreuses opérations sont réalisées manuellement, comme
l’écimage, le prétaillage ou certaines interventions à la pioche. Les vendanges
sont réalisées à la main en petites caisses afin de préserver l’intégrité du
raisin. En cave, les vinifications se veulent les plus naturelles possibles,
avec peu ou pas d’intrants et un usage minimal de sulfites. Les fermentations
se déroulent dans des cuves neutres et les élevages sont réalisés en cuves inox
ou en vieux fûts bourguignons afin de ne pas marquer les vins. Les mises en
bouteille se font généralement sans filtration.