Conseils de conservation : Pour préserver toute sa richesse aromatique, conservez la bouteille fermée dans un endroit frais et à l’abri de la lumière, idéalement en cave. Une fois ouverte, placez-la au réfrigérateur afin d’éviter toute oxydation.
Le saviez-vous ?
L’absinthe est un spiritueux historique dont l’origine remonte à la fin du XVIIIe siècle dans la région du Val-de-Travers en Suisse et dans le Jura français. Elle est élaborée à partir d’un distillat d’alcool aromatisé par différentes plantes dont la grande absinthe constitue l’ingrédient principal. Le degré alcoolique des absinthes traditionnelles se situe généralement entre 45 et 74 pour cent, avec une moyenne autour de 55 à 68 pour cent. La production consiste en une macération initiale des plantes dans un alcool neutre suivie d’une distillation qui permet d’extraire les composés aromatiques. La coloration verte caractéristique de certaines absinthes est obtenue par une macération secondaire de plantes riches en chlorophylle. La boisson fut extrêmement populaire en Europe au XIXe siècle, atteignant plusieurs millions d’hectolitres consommés par an avant son interdiction au début du XXe siècle dans plusieurs pays. En France, l’interdiction datant de 1915 a été levée en 1988 avec la réglementation européenne encadrant la présence de thuyone, composé naturellement présent dans l’armoise. La législation actuelle fixe une limite maximale de 35 milligrammes de thuyone par kilogramme dans les spiritueux amers. Aujourd’hui l’absinthe connaît un renouveau artisanal avec de nombreuses distilleries produisant des versions traditionnelles inspirées des recettes historiques.
La production d’absinthe repose sur l’utilisation de plantes aromatiques : Grande Absinthe, absinthe romaine, mélisse, hysope, hélichryse (herbe à curry), fenouil, agastache anisé, menthe coq, menthe chocolat, menthe suisse, estragon du Mexique. Les plantes sont d’abord mises à macérer dans un alcool neutre afin d’en extraire les composés aromatiques et les huiles essentielles. Cette macération est ensuite distillée dans un alambic afin d’obtenir un distillat concentré et pur. Dans certains cas, une seconde macération de plantes fraîches peut être réalisée après distillation pour apporter la coloration naturelle verte et enrichir le profil aromatique. L’alcool est ensuite réduit progressivement avec de l’eau afin d’atteindre le degré final avant la mise en bouteille. La production reste artisanale et s’inscrit dans une tradition de distillation héritée des régions alpines et jurassiennes.