Trousseau… troussé ! L’aspect ramassé, cylindrique et compacte de ses grappes aux grains à peau épaisse, à la couleur noir intense et à la pulpe molle, lui a donné son nom. Bien difficile à croire cette légende qui veut que dans la région, quelques bouteilles de ce vin accompagnent le trousseau de la mariée.
Si on se penche sur son ADN, le trousseau serait probablement un descendant du savagnin. Il serait donc né dans le Jura où il a pour capitale Montigny-lès-Arsures (qui organise tous les 2 ans, fin août, la fête du trousseau) et… la région de Porto. On le surnomme « bastardo » au Portugal. Il est connu pour entrer dans la composition du Porto et dans certains assemblages de Dao, province de Beira Alta, au centre du Portugal.
Origine géographique : Originaire du Jura français, précisément autour d’Arbois.
Surface plantée (France) : Environ 180 hectares, essentiellement concentrés dans le Jura.
Climat idéal : Continental tempéré, avec hivers rigoureux et étés chauds.
Affectionne particulièrement les expositions ensoleillées (sud ou sud-ouest).
Sols privilégiés : Calcaires, argilo-calcaires, marnes rouges, sols graveleux.
Le Trousseau aime les terroirs pauvres et drainants.
Cycle végétatif : Débourrement : précoce à moyen (début avril).
Maturité : relativement tardive (fin septembre à début octobre).
Vigne et rendement : Port dressé, vigoureux, avec production modérée.
Rendements naturellement faibles (30–45 hl/ha en moyenne).
Sensibilité aux maladies : Moyennement sensible au mildiou et à l’oïdium.
Sensible à la pourriture grise en fin de maturation, nécessitant une vigilance accrue en septembre.