En avril 1997, Michel Grisard, vigneron du Domaine du Prieuré Saint-Christophe, a l'idée folle de faire revivre un vignoble disparu.
Avant la guerre, la commune de Cevins possédait un petit vignoble familial, qui fut peu à peu abandonné pour faire place au travail et aux forêts de châtaigniers.
Avec enthousiasme et conviction (et je vous assure que l'homme n’en manque pas), Michel parvient à retrouver les traces de l'ancien propriétaire, à mobiliser la volonté et à lever des fonds pour démarrer le projet. La mobilisation est là et cette aventure humaine pour la mise en valeur du terroir prouvera l'amour de ce vignoble. Le plus dur était :
Arracher, défricher, reconstruire des murs, ouvrir des voies d'accès, planter des vignes. Une entreprise épique, une aventure que seule la passion permet.
Les premières vignes ont été plantées en mai 1998, 1,40 hectares ont été plantés en 1999, 2,90 hectares en 2000 et la première récolte a été atteinte en 2002.
L'avenir s'annonce bien. Les premières dégustations ont été positives et la cave est sur la bonne voie.
50 ares ont été plantés deux fois en 2003 et 2004. Mais Michel manque d'un ingrédient clé : le facteur humain.
En effet, Michel Grisard souhaite aider un jeune homme à s’installer et lui transmette l'expérience acquise au fil des années.
Mais l'ampleur de la tâche à accomplir et la difficulté de travailler à la vigne rebutent de nombreux candidats.
Engagé dans la biodynamie depuis les années 1990, Michel est très conscient des méfaits de la viticulture chimique, et le travail à la vigne est souvent manuel et pentu.
En 2005, Michel a trouvé le partenaire idéal en la personne de Brice Omont, un jeune ingénieur agronome fraîchement diplômé qui partage désormais le sort des Ardoisières.