Situé à Saint-Jean-de-la-Porte, ses premières vignes en fermage du domaine se situent au lieu-dit « Champs-Roux » aux argiles à reflets roux. A ce moment-là, le doute n’était plus possible et le nom « Des Côtes Rousses » paraissait inévitable, comme une évidence.
Avec aujourd’hui 5.5 hectares de vignes, les cépages autochtones se partagent le paysage. La Mondeuse (28% du domaine), l’Altesse (23%), Jacquère (36%) couvrent la commune de Saint-Jean-de-la-Porte. Nicolas récupère également quelques parcelles de Chardonnay (5%), Pinot noir (3%) et cabernet Sauvignon (2%). Les coteaux des parcelles se succèdent entre 350 à 58 mètres d’altitude.
En 2014, Nicolas plante 15 ares de Bergeron (Roussanne) soit (3% du domaine) à Montmélian sur des éboulis calcaires et 20 ares de Roussette sur un coteau argilo-calcaire exposé Sud-Ouest (à 350 mètres) à Monthoux en 2015.
Paysan Vigneron, Nicolas Ferrand essaie d’être le moins interventionniste possible avec un travail du sol au treuil, tracteur à chenille et au cheval (pour éviter le tassement des sols mais aussi car la pente est drue). Il travaille ses vignes sous les principes de la biodynamie et renforce ses vignes avec des tisanes, pissenlits, orties, achillée. La vinification est sans souffre dans la mesure du possible pour permettre aux levures indigènes de s’exprimer au maximum. L’élevage est en amphore, cuve, demi-muids selon les cuvées. Pas de filtration et pas ou peu SO2 pour la mise en bouteille selon les années.