Le floréal est un cépage blanc résistant de nouvelle génération créé en France par l’INRAE dans le cadre des programmes d’amélioration variétale visant à réduire l’usage des produits phytosanitaires, issu d’un croisement complexe entre des lignées de vitis vinifera et des espèces apparentées intégrant des gènes de résistance au mildiou et à l’oïdium. Il a été inscrit au catalogue officiel français en 2018 et fait partie des cépages dits PIWI, permettant une réduction des traitements de l’ordre de 80 à 90 pour cent par rapport aux cépages traditionnels. Sa diffusion reste encore limitée mais en forte progression, avec plusieurs centaines d’hectares plantés en France, notamment dans le sud, le sud-ouest et la vallée du Rhône, ainsi qu’en Belgique et en Suisse. Sur le plan agronomique, le floréal présente un débourrement précoce à mi-précoce et une maturité précoce à mi-saison, généralement proche du chardonnay ou légèrement plus tardive selon les conditions climatiques, ce qui le rend adapté à des contextes de réchauffement climatique. Il montre une vigueur moyenne à forte, une fertilité régulière et des rendements compris entre 50 et 90 hl/ha selon les pratiques culturales, avec des densités de plantation généralement situées entre 4 000 et 6 000 pieds par hectare. Les grappes sont de taille moyenne, relativement compactes, avec des baies de taille moyenne à pellicule épaisse favorisant une bonne résistance aux maladies et à la pourriture. Les niveaux de sucre atteignent généralement 180 à 210 g/L, correspondant à des degrés alcooliques potentiels de 11 à 12,5 pour cent, avec des acidités naturellement élevées et des pH souvent compris entre 3,1 et 3,4, ce qui en fait un cépage particulièrement intéressant pour produire des vins frais dans des zones chaudes. Sur le plan œnologique, il est majoritairement vinifié en blanc sec, avec des fermentations en cuve inox à température contrôlée, parfois avec élevage sur lies, et plus rarement en fût selon le style recherché. Le profil aromatique est net et expressif, dominé par les agrumes, le citron, le pamplemousse, les fruits blancs comme la pomme et la poire, ainsi que des notes florales de type aubépine ou sureau, avec parfois une légère touche exotique. En bouche, il se distingue par une attaque vive, une trame acide marquée, une structure légère à moyenne et une finale tendue, souvent saline. Le potentiel de garde est généralement court à moyen, de 2 à 5 ans, avec une orientation claire vers des vins de fraîcheur, aromatiques et techniquement stables, adaptés aux enjeux environnementaux et climatiques contemporains.